EconomieLocalisée dans la Province du Yatenga dans la Région Nord du Burkina Faso, la Commune de Ouahigouya repose son économie principalement sur l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, et le commerce. Le Produit local brut (PLB) au coût des facteurs pour l’ensemble de la Région qui abrite la Commune était estimé en 2005 à 127 585 000 000 FCFA. La contribution du secteur primaire dans cette richesse a été estimée à hauteur de 39,16%. Celle du secteur secondaire a été de 24,3 »% et celle du secteur primaire : 36,53%. La culture maraîchère est largement appliquée par une majorité de la population. Elle est une activité principale pendant la saison sèche et ce, grâce à la réalisation de plusieurs ouvrages hydrauliques. Les spéculations rencontrées sont principalement : la tomate, l’ognon, la pomme de terre et des choux. Elle procure des revenus substantiels aux producteurs qui compensent le déficit céréalier. Cependant, il faut noter que beaucoup des producteurs n’arrivent pas à produire compte tenu de l’insuffisance de points d'eau dans plusieurs villages. La province n'est pas grande productrice de tubercules. Cependant quelques producteurs s'y adonnent aux abords des plans d'eau et dans certains bas fonds aux sols riches. Durant la campagne 2004-2005, la Province du Yatenga abritant la Commune a produit : 12 549 tonnes d’arachide, 157 tonnes de sésame, 47 588 tonnes de niébé et 48 967 tonnes de vouandzou.
Faite sur des terres très infertiles, l’agriculture dans la province du Yatenga est une agriculture de subsistance. Elle parvient difficilement à dégager des excédants susceptibles de générer des revenus monétaires nécessaires à l'émergence d'une économie de marché. A l'insuffisance de la pluviométrie et l'infertilité des sols s'ajoute l'invasion des cantharides, des criquets pèlerins et des chenilles en saison pluvieuse. L'élevageL'élevage est l'activité économique secondaire la plus pratiquée après l'agriculture. En effet le Yatenga est une zone pastorale compte tenu des conditions climatiques (humidité pas prononcée, existence de la steppe herbacée). Aussi les populations s'y adonnent car il permet de constituer une épargne dont on se sert pendant les périodes de soudure.
Le gros bétail, s'il n'est utilisé pour les travaux champêtres, est destiné à la commercialisation. La province dispose de près de 15 marchés de bétail (Ouahigouya, Youba, Koumbri, Thiou, etc.). Le marché de Youba est reconnu national. Il est le 5ème marché national de bovins après Pouytengaa, Bobo, Fada N'gourma et Ouaga; 5ème marché national de caprins après Tanghin, Bobo, Bitou et Pouytenga. La province exporte aussi le bétail vers les pays voisins. Le marché ivoiriens était la cible la plus importante pendant les périodes de fêtes (Tabaski, Ramadan, saint Sylvestre), mais depuis les trois dernières années, la crise politique que ce pays traverse a réorienté les exportations vers le Ghana et le Togo. La Commune de Ouahigouya est pauvre en unités de production industrielle. On distingue seulement quelques unités de laiterie; de transformation d’aliment pour bétail; de moulins à grain, de boulangerie, de savonnerie, et de fabricants locaux de pain. En 2004, la Commune de Ouahigouya totalisait 162 unités de transformation. L'artisanat est l'une des activités secondaires qui occupe les populations de la Commune. C’est le second pourvoyeur d’emplois après l’agriculture et l’élevage. Il constitue une activité complémentaire pour le monde rural. L’artisanat recouvre les métiers du secteur informel et se compose comme suit : métier de la forge et assimilés ( forgeron, soudeur…) métier du bois (menuisier, sculpteur….) métier cuir et peaux (cordonnier, maroquinier……) métier de l’artisanat d’art (batik, dessinateur………..) métier des services, réparation et de la maintenance (garagistes, mécanicien…) métier de textile et de l’habillement (tailleur, Tisserand, teinturier…) métier des métaux précieux (bijoutier, orfèvre.) métier de l’alimentation et de l’hygiène ( boucher, cuisinier, doloterie…) .
Beaucoup sont organisés en associations et une centaine sont déclarés à la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Artisanat de Ouahigouya. L’artisanat constitue pour la province un potentiel touristique et économique important. Une dynamique impulsée augurera sans doute l’émergence des PMI/PME et de nouveaux emplois. La Commune de Ouahigouya compte trois marchés construits : le marché central et deux marchés secondaires respectivement aux secteurs 13 et 10.
L'approvisionnement en carburant est rendu possible grâce à l'existence de quatre (4) stations d'essence dans la ville de Ouahigouya. TOTAL; SHELL; Excel Ecodis. PETRO FA.
La Commune de Ouahigouya est reliée à la république du Mali et autres provinces par l'existence de routes nationales et départementales. Les principaux axes sont: Ouahigouya-Séguénéga- Koungoussi (Bam) = 106Km Ouahigouya- Tougan (Sourou) = 102km (route nationale Ouahigouya- Koumbri- Banh (Loroum) =70 km Ouahigouya -Gourcy (Zondoma) 45,034km N° 02 Ouahigouya -Titao (Loroum) = 45 km Ouahigouya- Thiou- frontière du Mali = 65km (Route Nationale)
La voie Ouahigouya-Gourcy est bitumée. Quant aux autres axes, elles sont en terre, ce qui ne facilite pas les voyages en saison pluvieuse. Le trafic routierIl est assuré par des sociétés privées dont les importantes sont les suivantes : STMB, SOGEBAF, STAF, JTS, STGF, ZST. Communications
Les communications sont assurées par l’ONATEL, TELMOB (office national des télécommunications) opérateur national, CELTEL, et TELECEL des opérateurs privés. Etablissements financiers
Nombreux établissements financiers soutiennent l’activité économiques, ce sont principalement: BIB, BICIAB, ECOBANK,URCPN-ECLA-BTEC- COOPEC GALOR , FILAJ- FAARF, SONAR-FONCIAS-GENERALE DES ASSURANCE, ECOBANK |