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Contribuer au renforcement des capacités des acteurs qui interviendront dans la gestion et l’exploitation de la future gare routière de Ouahigouya en vue d’assurer une bonne gestion participative. C’est l’objectif visé par l’Etablissement public communal pour le développement (EPCD), maître d’ouvrage délégué à la réalisation de cette gare, à travers un atelier les 11 et 12 novembre derniers dans la cité de Naba Kango.
La nouvelle gare de Ouahigouya en construction ouvrira ses portes bientôt. D’un coût total de 700 millions, elle s’étalera sur une superficie de trois hectares à l’entrée de la ville sur la nationale n°2. Cette gare, financée par la Coopération suisse à travers la Cellule d’appui à la gestion communale (CAGEC), aura une vocation régionale selon son comité de pilotage.
Comment mettre en place un système de gestion efficace de cette importante infrastructure économique pour assurer sa pérennisation ? Pour l’Etablissement public communal pour le développement (EPCD), maître d’ouvrage délégué à la réalisation de cette infrastructure, entend s’inspirer de l’expérience d’Ecogare de Niamey au Niger. Sur invitation, une délégation de l’administration de cette gare a séjourné dans la cité de Naba Kango du 11 au 12 novembre 2009. Elle a été conduite par le directeur général d’Ecogare, Ali Hamma. Etait également du voyage le Vice président du Syndicat des transporteurs routiers de voyageurs du Niger (SNTRV/N), Yacouba Seydou. Les invités nigériens ont présenté aux participants les différentes facettes de la gestion de leur gare. Cette gestion qui se veut participative implique le gouvernement les transporteurs et les syndicats. compte, le gouvernement, les transporteurs, le syndicat des transporteurs etc. Des outils novateurs permettent de gérer cette gare dans des conditions acceptables et profitables à toutes les parties. Une bonne collaboration entre le syndicat des transporteurs nigérien avec la structure chargée de la gestion de l’infrastructure permet de lutter contre le transport clandestin. A Ouahigouya, on entend également parler de gestion participative. « Notre comité de pilotage a un mode de gestion déjà défini. Il est placé sous la responsabilité du Service autonome de gestion des infrastructures marchandes de Ouahigouya (SAGIMO). Son mode de gestion et de fonctionnement n’est pas très différent de celui des nigériens. La différence est que l’Etat au Niger est un des partenaires d’Ecogare alors que chez nous, la gestion est autonome » a indiqué Edmond Kaboré, responsable du volet appui institutionnel de l’EPCD. Et le Coordonnateur de la Cellule d’appui à la gestion communale, Paul Bayili, de préciser : « Une gare, c’est pas seulement les façades et les commodités qui la composent. Un gare est aussi et surtout une source de finances. La gare routière de Ouahigouya doit être une locomotive économique pour la commune. C’est sous cet angle que nous voyions la légitimité d’un tel échange d’expérience ».
David-Hiver Ouédraogo |